Programme scientifique STELLA MARE … Projet réintroduction de l’espèce.

DOSSIER. Le programme scientifique Stella Mare à la rescousse des oursins

Après plusieurs années de recherches, le programme oursins mené à la plateforme Stella Mare vient d’aboutir à une prouesse scientifique : la maîtrise de la reproduction des échinodermes. Un enjeu environnemental et commercial.

Par Anouk Passelac

Ils baignent dans des bacs en plastique blancs et agitent leurs petites aiguilles violettes. Des oursins dont la taille va d’une petite bille à celle d’une balle de ping pong sont nés à la plateforme Stella Mare de l’université de Corte, située à Biguglia. Le programme « oursin » est parvenu à effectuer une reproduction contrôlée de ces petites bêtes.

Une prouesse scientifique quand on connaît la complexité de ces organismes et leur fragilité. Rien que pour la nourriture, les oursins se nourrissent différemment selon l’étape de croissance à laquelle ils sont. « Quand c’est une larve, il mange du microplancton. Plus tard il devient brouteur donc il faut qu’il racle quelque chose. Et quand il devient gros, il mange des macro-algues. », détaille Sophie Ternengo, chercheure-référente du programme oursins.

Un organisme très exigeant

Maîtriser la reproduction des oursins est aussi un fait exceptionnel car pendant longtemps, seul un homme y était parvenu : il s’agit d’Yvan Le Gall, habitant de l’île de Ré. Mais au bout de dix ans, l’échiniculteur avait jeté l’éponge tant le procédé demandait beaucoup d’investissement humain et ne rapportait pas suffisamment.

Ce soin de chaque instant est inhérent à l’élevage d’échinodermes, comme l’ont vérifié les chercheurs de Stella mare. Lancé en 2010, avec des financements européens, le programme « oursin » a permis de comprendre la croissance de cet animal marin très fragile, dès le stade larvaire. « Au début c’est une larve qui a 4 bras, puis 8 bras, puis devient une larve « compétente ». Elle va chercher un substrat dans le milieu aquatique, et s’il lui plaît, elle va se métamorphoser dans l’heure en une forme d’oursin. », explique Sophie Ternengo.

 

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